Faut-il y voir une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
Au cours de la dernière année, de nouvelles données économiques apparaissent et ... confirment la même tendance d’un taux de « plein emploi » presque atteint au sein de la MRC des Moulins.
Dans le cadre de sa nouvelle planification annuelle d’Emploi-Québec de Lanaudière et, profitant de la disponibilité des résultats du recensement 2006, de nouveaux taux de chômage, d’emploi et d’activité nous donnent le portrait plus précis de la situation de l’emploi au sein de Terrebonne et de Mascouche.
En mars 2008, la Direction régionale d’Emploi-Québec de Lanaudière rendait disponible les nouveaux taux du dernier recensement. Pour la MRC des Moulins, le taux de chômage (1) 2006 était de 4,2 %, comparativement à 5,4 % et 9,1 %, en 2001 et 1996. Au Québec, le taux était de 7,0 %.
Les taux d’activité et d’emploi (1) ont également connu une forte progression, étant de 73,6 % et de 70,5 %, comparativement à 64,9 % et à 60,4 %, pour le Québec. À toutes fins pratiques, la lecture de ces chiffres indique que de plus en plus de personnes sont actives sur le marché du travail et....en emploi. L’écart de près de 10 % avec le Québec est significatif.
Bonne nouvelle pour les chercheurs d’emploi, mais moins bonne... pour les employeurs.
Portes Ouvertes les 7 et 14 mai 2008
Au cours de ces deux journées tenues aux bureaux d’Emploi-Québec avec une présence de 16 employeurs de la MRC des Moulins, près de 600 visiteurs se sont présentés.
On constate une légère baisse des visiteurs en comparaison de ces mêmes événements réalisés à l’automne 2007. Même si l’on constate que plus de la moitié des visiteurs se déclarent sans emploi, nous pouvons, d’ores et déjà, faire le lien entre les taux économiques mentionnés précédemment et une diminution de l’achalandage lors de nos événements de promotion de l’emploi; le tiers des visiteurs sont en emploi.
Au risque de nous répéter, nous continuons d’affirmer que, dans ce contexte de faible chômage, les employeurs devront amorcer une sérieuse réflexion quant aux prochaines actions de promotion de leur entreprise. Car, qu’arriverait-il pour un employeur aux prises avec une production retardée par un manque d’employés ? Est-ce si loin de la ....fiction ?
La responsabilité sociale d’entreprise : créer de la valeur grâce à l’engagement des employés
Et pour relancer le débat de l’attractivité des entreprises, voici un extrait d’un article de Michael Kerr, consultant, et Jean-Philippe Brunet, CRHA, publié dans le quotidien La Presse le 10 mai 2008.
La responsabilité sociale d’entreprise (RSE), une approche qui intègre des considérations économiques, sociales et environnementales dans un cadre commercial, est aujourd’hui largement acceptée par les organisations, au Canada comme à l’étranger. Les sociétés adoptent la RSE d’abord parce que c’est la bonne chose à faire pour l’environnement, les employés et la communauté en général, mais aussi en raison des avantages que cela leur procure.
C’est ce qu’a révélé un sondage publié plus tôt cette année par Economist Intelligence Unit qui a été mené auprès de 1200 dirigeants d’entreprise de partout dans le monde, qui prévoyaient profiter de la mise en œuvre de stratégies et de politiques dans le domaine de la RSE. Les six principaux avantages mentionnés étaient la capacité d’attirer des clients, une plus grande valeur pour les actionnaires, une rentabilité accrue, la capacité à gérer les risques, des produits et des processus de meilleure qualité et, enfin, la capacité à recruter des employés de premier choix.
Les entreprises oublient souvent ce dernier avantage, c’est-à-dire la capacité à recruter des employés de qualité, au moment de concevoir des politiques et des stratégies de RSE. De plus en plus de Canadiens souhaitent travailler pour un employeur qui partage leurs valeurs sociales et environnementales. L’ampleur de cette tendance a été mesurée dans le cadre d’un sondage réalisé par GlobeScan en 2005, qui indiquait que 91 % des Canadiens en âge d’occuper un emploi désiraient travailler pour une société responsable sur les plans social et environnemental. Renforcer son programme de RSE se révèle donc un bon point de départ pour une entreprise qui cherche à se démarquer comme employeur de choix.
Les opinions des employés peuvent aussi profiter énormément aux entreprises qui cherchent à améliorer leur rendement en matière de RSE. Cela semble une conclusion logique lorsque les questions de RSE touchent directement les employés, tels la santé et la sécurité du travail, les droits de la personne, les normes du travail, etc. Toutefois, le même principe s’applique aussi aux questions qui n’ont pas une incidence directe et immédiate sur les employés, comme l’environnement.
C’est en fait dans le domaine de la performance environnementale que les employés peuvent offrir le plus d’assistance aux entreprises. Ils représentent souvent une source valable d’idées nouvelles quant à la façon de minimiser la consommation énergétique et de réduire les achats et les déchets. La raison est simple : ce sont les employés qui s’occupent des activités journalières et qui comprennent où se trouvent les meilleures occasions d’économie d’énergie et de réduction des déchets. Il est bien d’embaucher un spécialiste de l’environnement, mais les entreprises ne doivent pas sous estimer ou ignorer les solutions proposées par les employés à cet égard. Il en va de même en ce qui concerne les politiques. Les employés peuvent en effet fournir des perspectives intéressantes lors de l’élaboration d’une politique environnementale ou d’une stratégie de développement durable à l’échelle de l’entreprise.
De nombreuses sociétés canadiennes connaissent bien le rôle précieux que peuvent jouer les employés dans l’amélioration de la performance environnementale. La Banque de Montréal a par exemple récemment créé un forum des employés qui agit comme groupe de rétroaction concernant ses nouveaux programmes, stratégies et politiques environnementaux. Les membres du forum ont été choisis en fonction de leur intérêt pour l’environnement et ont comme mandat de fournir des suggestions sur la manière d’accroître la sensibilisation des employés et le taux de participation aux initiatives environnementales.
Il n’y a aucun doute que l’engagement des employés doit être perçu comme un élément important des efforts faits par une entreprise pour améliorer sa performance sociale et environnementale.
Michael Kerr est consultant et Jean-Philippe Brunet, CRHA, est associé chez Ogilvy Renault.
(1) Taux de chômage : (Nombre de chômeurs ÷ population active) x 100.
Taux d'activité : (Population active ÷ population de 15 ans et plus) x 100.
Taux d’emploi : (Emploi ÷ population de 15 ans et plus) x 100.
